Je le sentais depuis un petit bout de temps… Pas pour rien que je me suis d’abord désinscrite du fameux “Facebook”… On est de plus en plus à faire cette “désinscription”. Pas pour rien. Je sens que le vent tourne.
Certaines prennent mes blogs comme des endroits où je viendrai raconter le moindre de mes gestes de la journée, de ce que j’ai décidé pour la suite. Un peu, comme… pour suivre ma vie.
Voilà , internet, c’est devenu ça… On sait tout de l’autre virtuel, sauf son visage, ou tout juste représenté par une photographie. Il faudrait qu’on soit au courant des moindres détails de la vie de l’autre. Il n’y a plus de limites, si l’autre n’en parle pas… On pose soi-même la question.
Je suis une forumeuse accroc. Mais il y a deux-trois trucs qui me dérangent… C’est que ça peut toujours finir par déraper… Je viens y relater des expériences vécues avec mes gamins, mes grossesses, ma santé, pour rassurer d’autres qui vivent ce que je connais déjà … Je viens y délirer, faire des amies, discuter de tout et de rien. Et c’est peut être là que le bas-blesse.
On se sent quasiment obligé de raconter notre vie. Ce qu’on a fait, ce qu’on a décidé, si c’est une fille ou un garçon qu’on attend, les prénoms qu’on a choisi… Et si on veut rien dire, on se prend des remarques… Bien souvent, gentilles… Mais peu gardent leur intimité… Surtout dans les blogs, surtout dans les forums…
Bon ou mauvais, chacun y voit midi à sa porte. Moi, ça me fait peur.
J’ai fait un article, il y a peu de temps, sur mes états-d’âme… Qu’importe au monde virtuel, si j’ai décidé ou non de faire mes prises de sang? Qu’importe à vous, qui ne me connaissez pas, la décision que je prends vis-à -vis de la façon dont je suis ma grossesse? Qu’importe au fond de vous?
Eh oui… Peut être que les hormones en ébullition me font réagir…
Je n’ai rien à justifier, rien à dire. Mon blog n’est pas là pour suivre les aventures périlleuses de Salwa et savoir les moindres secondes écoulées… Mon blog est là , pour me permettre de m’évader… De crier ce que je veux crier… D’écrire ce que j’ai sur le coeur. ça va pas plus loin.
Si tu prends du plaisir à me lire, tant mieux… ça fait toujours quelque chose de savoir que ça plait… mais j’aime pas les questions indiscrètes. S’il y a des choses dont je ne parle pas… C’est que je ne veux pas en parler. C’est que je ne vois pas le besoin d’en parler. Je ne me suis pas inscrite à Loft Story, version virtuel…
C’est à la mode d’écrire le moindre de ses dérangement intestinaux en statut de facebook ou MSN… Moi, sincérement, ça m’a vite saoulé…





